infographie congé supplémentaire de naissance 2026

Un nouveau droit entre dans la vie des entreprises. Créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 et précisé par les décrets du 30 mai 2026, le congé supplémentaire de naissance s’applique dès le 1er juillet 2026.

Pour les dirigeants de TPE et de PME, c’est un sujet à intégrer sans attendre — non pour son coût (nous verrons qu’il est neutre pour l’entreprise 💸), mais pour son impact sur votre organisation.


⏱️ À retenir en un coup d’œil

  • 🍼 1 ou 2 mois de congé indemnisé, pour chaque parent
  • 💶 Indemnisé par la Sécurité sociale, pas par l’employeur
  • 📅 À prendre dans les 9 mois suivant la naissance
  • ✉️ Le salarié prévient 1 mois à l’avance (15 jours dans certains cas)

🤔 De quoi s’agit-il exactement ?

Le congé supplémentaire de naissance permet à chaque parent d’ajouter une période d’un ou deux mois de congé indemnisé à la suite de ses droits existants. Il ne remplace rien : il vient après le congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant, ou le congé d’adoption.

Concrètement, un salarié peut prolonger sa présence auprès de son enfant durant ses premiers mois. Le congé est fractionnable en deux périodes d’un mois 🧩 — de la souplesse pour les familles, un peu d’anticipation pour les employeurs.

🔑 Les points clés à retenir

📌 La durée : un ou deux mois par parent, au choix du salarié.

💶 L’indemnisation : prise en charge par la Sécurité sociale, et non par l’employeur. Pour les salariés, elle est dégressive : 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale (4 005 € par mois en 2026).

📅 Le délai pour le prendre : dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer. Ce délai est allongé lorsque les congés légaux le sont eux-mêmes (naissances multiples, dispositions conventionnelles…).

✉️ Le délai de prévenance : le salarié informe son employeur au moins un mois avant le début du congé, en précisant la date, la durée et l’éventuel fractionnement. Ce délai est ramené à 15 jours lorsque le congé suit immédiatement le congé de paternité ou d’adoption. La demande se fait par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre récépissé.

✅ Une bonne nouvelle… ⚠️ et un point de vigilance

La bonne nouvelle : ce dispositif n’engendre aucun coût direct pour votre entreprise, l’indemnisation étant entièrement portée par la Sécurité sociale. Mieux : savoir l’accompagner sereinement est un vrai atout de marque employeur 💼, à l’heure où l’équilibre vie pro / vie perso pèse lourd dans la fidélité des collaborateurs.

⚠️ Le point de vigilance : il est organisationnel. Une absence d’un à deux mois par parent — qui concerne autant les pères que les mères — se prépare : continuité de l’activité, répartition de la charge, remplacement éventuel. Dans une petite structure, l’absence d’un poste clé pendant deux mois ne s’improvise pas.

🗓️ Attention aux bébés déjà nés en 2026 !

Un régime transitoire mérite votre attention. Les parents d’enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 ne sont pas exclus : pour eux, le délai de neuf mois se décompte à partir du 1er juillet 2026, et non de la naissance.

👉 Autrement dit, vous pourriez recevoir, dès cet été, des demandes de salariés dont l’enfant est né en début d’année. Mieux vaut ne pas être pris au dépourvu.

💡 Ce que je vous conseille de faire dès maintenant

  • 🗣️ Informer vos managers de ce nouveau droit, pour qu’une demande soit bien reçue et traitée.
  • 📂 Préparer une trame de réponse et tracer les demandes (date, durée, fractionnement) dans vos dossiers du personnel.
  • 🔄 Anticiper l’organisation des absences, surtout pour les postes difficiles à remplacer.
  • 📖 Vérifier l’articulation avec votre convention collective, qui peut prévoir des dispositions plus favorables.

Ce nouveau congé illustre une tendance de fond : le droit social évolue vite ⚡, et chaque évolution demande d’ajuster contrats, procédures et organisation. C’est tout le rôle d’un accompagnement RH de proximité — transformer ces changements en leviers, plutôt que de les subir dans l’urgence.

Vous vous interrogez sur la mise en conformité de vos pratiques RH ? 📞 Prenons rendez-vous : je vous aide à y voir clair et à sécuriser vos décisions.

Stéphanie Codron – DRH à temps partagé 🤝